4. Paris sciences et lettres : un laboratoire pour la mutualisation documentaire

Soumis par cvigneault le mer 04/01/2017 - 12:15

 

 

Paris Sciences et Lettres : une université fédérale en construction


Paris Sciences et Lettres (PSL) est un projet inédit de création d’une institution, née d’une double conviction : seules l’innovation et la création offrent les réponses possibles aux défis lancés par le monde contemporain ; ces réponses naissent, mûrissent et rayonnent à partir de grands centres universitaires.

Constituée d’établissements11. très différents les uns des autres mais tous anciens et prestigieux et dotés de fortes identités, PSL prend appui sur leur excellence commune pour fédérer leur activité au service d’une triple ambition : inventer, former et diffuser selon de nouveaux modèles.

 En termes de formation, PSL se présente comme un pôle universitaire d’excellence qui propose des cursus novateurs, construits sur trois grands principes : la pluridisciplinarité, la formation par la recherche et la création, et enfin, une pédagogie pensée pour la réussite avec des cours en petits effectifs, un fort taux d’encadrement et une facilité d’accès à toutes les ressources matérielles et intellectuelles de l’Université. On précisera que si PSL choisit ses étudiants sur des critères d’excellence et de motivation, elle fait aussi de l’ouverture sociale une priorité.

Quant à la recherche, elle s'organise en grandes thématiques qui englobent l'ensemble des orientations disciplinaires de l’Initiative d’excellence (Idex)22.PSL : arts, humanités et sciences sociales, sciences de la vie et de la matière, sciences de la terre et de l'univers, gestion et management, ingénierie. Cette diversité est un terreau fertile pour des recherches interdisciplinaires.

La qualité du terrain institutionnel existant conjuguée à la dynamique née de l’obtention d’une Idex en 2011, a poussé aux expérimentations les plus hardies, dans tous les domaines afin de construire une université de rang mondial.

Dès l’origine, le projet d’Idex prévoyait d’affecter aux actions dites « ressources et savoirs » une part non négligeable du budget. La prise en compte de ce domaine d’activité au niveau d’un regroupement universitaire reste à ce jour de l’ordre de l’exception. Ceci explique probablement le degré d’adhésion exceptionnel des bibliothèques33. des établissements au projet PSL ainsi que la diversité et la qualité des projets conduits.

La constitution de l’équipe du département Ressources et savoirs est en elle-même révélatrice d’un début d’intégration du projet dans le terrain des établissements. Cette équipe mêle en effet des personnels des bibliothèques, mis à disposition (une conservatrice générale à 40 % et divers chefs de projets sur des missions plus ponctuelles), des agents détachés de la fonction publique et des agents recrutés par la Fondation de coopération scientifique (FCS)44.. La souplesse des modalités de recrutement offerte par la Fondation a permis de doser au sein de l’équipe l’apport de professionnels aguerris et celui de jeunes docteurs très en prise avec les chercheurs dans les établissements.

De la même façon, la FCS permet une grande souplesse dans la gestion des crédits de l’Idex, qui sont répartis par le biais d’appels à projets en direction des établissements et des laboratoires.

Cette agilité institutionnelle, qui n’est par ailleurs pas exempte d’une grande rigueur de gestion, a permis de faire face à de très fortes contraintes de calendrier, liées au processus de suivi de l’Idex, celle-ci est en effet soumise à une évaluation au bout de 5 ans55..

 

Encadré. L’École des mines de Paris

L’École nationale supérieure des mines de Paris – MINES ParisTech dont la création remonte à 1783 se définit elle-même comme une école qui a l’ambition de recruter les meilleurs élèves pour en faire des ingénieurs ayant « un haut niveau scientifique » et de grandes capacités « d’innovation et d’adaptation »*. Elle se propose parallèlement de développer « une recherche partenariale au service de l’innovation industrielle » qui « concilie excellence et pertinence ».

Le choix de rejoindre l’Idex PSL s’est fait suite au désengagement de l’École du projet Saclay. L’École des mines refusait en effet de quitter le Quartier latin pour le plateau de Saclay mais elle rejetait aussi une structure qui avait évolué vers une intégration jugée trop importante et dont le projet de School of engineering était vécu comme un « modèle déstabilisant ».

L’Idex PSL, composée d’établissements quasiment tous situés dans le Quartier latin et dont le haut niveau scientifique est incontestable, est apparue comme une opportunité intéressante pour différentes raisons :

  • PSL permet à l’École de s’insérer dans un ensemble très reconnu d’un point de vue académique sans qu’elle risque d’être diluée dans un environnement universitaire.
  • PSL est une structure « d’excellence mondiale » à dimension humaine dont les différents acteurs sont de « tailles relativement comparables ».
  • Enfin, s’il s’agit bien de créer « un modèle de très forte intégration », cela se fera dans « le respect de l’autonomie de chacun ».

 

*Les expressions entre guillemets sont tirées de l’exposé du directeur de l’École des Mines pour présenter la candidature de l’École à PSL au Conseil d’administration de l’établissement du 12 avril 2012.

Une mutualisation aux multiples facettes fédérée par un portail


La construction d’un portail commun s’est d’emblée imposée comme un projet-phare.

Le portail PSL-Explore66. : recherche documentaire, fédération de ressources, éditorialisation

PSL-Explore se veut un instrument d’intégration des contenus existants dans un site d’ambition bien plus large, média innovant au service de la formation et de la recherche. Il est également un tremplin pour la production et la diffusion de nouveaux contenus et savoirs.

Ce portail est composé de plusieurs outils intégrés : un moteur de recherche documentaire, ou outil de découverte, un résolveur de liens, un site de communication et de diffusion des savoirs.

Le moteur de recherche est basé sur un outil de découverte qui moissonne et indexe les métadonnées des catalogues, inventaires d’archives, bases de données, corpus numérisés de textes ou d’images, plates-formes vidéo produits par les bibliothèques, musées, services de communication, laboratoires, et chercheurs de PSL.

La mise en production de cette solution, conforme aux normes d'interopérabilité du secteur, a signé la fin d’un long processus, financé sur les crédits Idex, de mise à niveau des systèmes des établissements, en particulier l’implémentation et le paramétrage de serveurs OAI, souvent précédés d’une indispensable montée de version du système source.

Ce préalable était la condition sine qua non de l’aboutissement du projet de collecte et de normalisation des données.

Cette première phase a permis de collecter des données dans les systèmes locaux de huit établissements ainsi que deux sources de données au niveau de PSL même (abonnements électroniques et documents numérisés avec l’appui financier de PSL). Le moissonnage des données de neuf établissements a également été effectué dans diverses applications nationales. Au total, ce sont 37 sources de données provenant de 23 systèmes distincts qui ont été moissonnées, permettant d’indexer à l’ouverture 3,7 millions de notices dans l’outil de découverte.

Parallèlement, l’interface de consultation, réduite à un formulaire de recherche simple, a été intégrée dans la page d’accueil du site PSL-Explore et la charte graphique de PSL a été appliquée aux pages de résultats. Les établissements eux-mêmes bénéficient s’ils le souhaitent d’une vue personnalisée.

Le moteur de recherche est complété par un résolveur de liens développé en conformité avec la norme OpenURL. Il est destiné à gérer et à donner un accès au texte intégral des ressources électroniques payantes acquises par PSL ainsi qu’à une sélection de ressources libres.

L’activation de 1,6 million de revues et livres électroniques dans le résolveur de liens permet ainsi aux étudiants, enseignants et chercheurs de PSL d’accéder au texte intégral de plusieurs centaines de millions d’articles scientifiques via PSL-Explore.

En tenant compte des pratiques des usagers, le résolveur de liens a également été intégré dans Google Scholar, le Web of Science et Scopus, souvent privilégiés par les chercheurs pour démarrer une recherche bibliographique.

Outre les fonctions dédiées à la recherche documentaire décrites ci-dessus, le site web diffuse une somme de contenus de communication (agenda, actualités) ou de vulgarisation scientifique (expositions virtuelles, focus) apportés par les établissements à la responsable éditoriale recrutée au sein du département Ressources et savoirs.

Le site donne également accès aux informations concernant les collections et les services des bibliothèques de PSL (plus de 80), structurées de façon homogène. Il est aussi une vitrine des ressources et contenus de PSL et de ses membres (MOOC, conférences enregistrées, publications en ligne, films, etc.), l’objectif étant d’aller vers une plus grande éditorialisation de ces contenus* au fil du développement des nouvelles versions du site.

Parallèlement à la construction du portail, le département Ressources et savoirs a entamé différents chantiers ; deux expérimentations, une dans le domaine du patrimoine et l’autre dans celui des ressources électroniques, sont particulièrement significatives.

Deux expérimentations emblématiques de l’action de PSL

Opérations de numérisation et projet de bibliothèque numérique patrimoniale

La coïncidence, en 2013, de l’arrivée de la directrice du département Ressources et savoirs avec la publication du premier appel à projets de numérisation émis par le MESR77., a fourni l’occasion d’un chantier mutualisé autour d’un corpus sur l’histoire des sciences expérimentales réparti sur plusieurs établissements, ce qui répondait aux critères de l’appel à projets autant qu’aux objectifs de structuration de PSL.

Le succès du projet PSL à cet appel d’offres fut un événement fondateur à plus d’un titre. Il permit tout d’abord de recruter en 2015, pour un an, une coordinatrice chargée du récolement des fonds ainsi que du lancement et du suivi des opérations de numérisation. Il a aussi été l’occasion de constituer le noyau d’un réseau d’échange d’informations et de compétences dans le domaine de la numérisation, sur lequel le département Ressources et savoirs a pu s’appuyer pour lancer par la suite de nouvelles opérations. Enfin, sa mise en œuvre a permis au département Ressources et savoirs de faire la preuve de la nécessité de disposer d’un agent pour poursuivre ce type d’opérations.

C’est ainsi que 14 nouveaux chantiers portant sur des fonds identifiés par le biais d’appels à projets internes à PSL ont été financés sur les crédits de l’Idex. Parallèlement, le département Ressources et savoirs a candidaté à un appel à projets de la Région Île-de-France en proposant la numérisation de sept corpus très variés : fonds audio-visuels, archives et instruments scientifiques à numériser en 3D.

Ce fourmillement de projets de numérisation a révélé l’importance pour PSL de se doter d’une plate-forme patrimoniale et documentaire.

L’objectif premier était de permettre l’accès aux fonds patrimoniaux, documentaires et archivistiques des établissements de PSL, de les faire connaître au plus grand nombre en les publiant sur le Web, mais il a aussi semblé souhaitable d’y associer des outils pour la recherche afin de favoriser le travail des chercheurs sur ces fonds.

Le choix d’une solution technique s’est porté fin 2014 sur un logiciel libre* qui était déjà en production à l'École des mines et à l’École des Chartes, et en projet à l’Observatoire. Le projet initial était de s’appuyer sur les compétences des personnels de l’École des mines et de l’Observatoire pour réaliser la bibliothèque numérique de PSL. Cependant, PSL ayant opté pour une version consortiale, différente de celle de l’École des mines, il a été décidé de confier à un prestataire privé la mise en œuvre de la solution retenue. Cette version multi-sites permettra de présenter plusieurs interfaces publiques à partir d’une base de données unique : une interface « centrale » PSL et une interface personnalisée pour les établissements de PSL qui souhaiteront exposer séparément leurs propres collections.

L’expérimentation dans le domaine des ressources électroniques est peut-être encore plus révélatrice de l’intervention de PSL et est très certainement le projet de coopération le plus ambitieux du département Ressources et savoirs tant en termes de financement que d’organisation.

La mutualisation de la documentation électronique : un modèle économique à inventer, une réflexion sur les besoins des usagers à mener

L’importance de ce projet pour une université qui vise à se classer parmi les meilleures au rang mondial fait consensus car la disponibilité de ressources abondantes et de qualité est un facteur reconnu d’attractivité. De plus, il est particulièrement en phase avec l’effort de développement de l’interdisciplinarité qui est au cœur du projet PSL. À l’heure des arbitrages, ces motivations de fond ont clairement pris le pas sur la question des économies d’échelle, qui sont possibles dans certains cas mais ne sont pas aussi systématiques que le souhaiteraient les directions des établissements.

Le département Ressources et savoirs a donc engagé les établissements dans une démarche de mutualisation raisonnée, soutenue par plusieurs principes.

Premier principe, afin de contrôler les coûts, PSL traite prioritairement avec les fournisseurs de ressources électroniques qui acceptent de lui appliquer la même tarification qu’à un établissement unique de 24 000 étudiants, chercheurs et enseignants-chercheurs et de reconnaître ainsi son caractère atypique, de par sa taille, parmi les pôles structurants de l’enseignement supérieur français.

Deuxième principe, l’offre en ressources électroniques de PSL, financée sur des crédits extraordinaires (Idex), doit être un « plus » et desservir de façon équitable tous les chercheurs de tous les établissements membres.

Troisième principe, la mutualisation prend appui sur l’engagement financier préexistant des établissements. Ainsi, PSL a souhaité intervenir d’une manière originale dans le cas de certaines bases de données auxquelles des établissements étaient déjà abonnés, en négociant l’extension, à tous ses membres, de l’accès aux ressources souscrites par certains d’entre eux et en proposant aux établissements abonnés une réduction de leur facture de 20 %. En contrepartie de cette « remise », ces établissements s’engagent à maintenir leur abonnement. PSL ne prend ainsi en charge que le surcoût de l’extension et la somme correspondant aux « remises ». Cette façon de procéder a contribué, du moins dans un premier temps, à convaincre des établissements tels que l’École des mines de la nécessité de maintenir le budget de leur bibliothèque consacré aux ressources électroniques.

Un premier bilan de cette approche pragmatique permet d’en mettre en lumière les réussites mais aussi de montrer les écueils qui restent à surmonter.

Difficultés

Tout d’abord, la très grande inégalité de contribution à l’effort de mutualisation pénalise le développement du modèle. En effet, seules dix bibliothèques étaient acquéreuses de ressources électroniques avant l’entrée en lice de PSL, c’est donc sur elles que repose la politique de mutualisation alors que dix-huit d’entre elles sont intégrées au dispositif. Si cette situation a paru acceptable au démarrage du projet, elle n’est certainement pas tenable dans la durée. L’enjeu pour le département Ressources et savoirs est donc de faire la preuve auprès des établissements non-contributeurs de l’utilité de ces ressources, afin de les amener à contribuer.

Par ailleurs, en raison de la pluridisciplinarité des établissements, et face à une injonction d’obtention de résultats dans des délais très brefs, le département Ressources et savoirs a sélectionné dans cette première période les abonnements à mutualiser en fonction de facteurs opportunistes (compréhension du contexte par les fournisseurs, mise en place des groupements de commande pluriannuels par Couperin, etc.). Pour remédier au défaut de lisibilité de l’action engendrée par cette précipitation, un groupe de travail représentatif s’est structuré de façon à ce que les différentes disciplines soient réparties entre les membres du groupe. C’est ainsi que les nouveaux abonnements sont désormais soumis à l’avis du groupe de façon systématique et que des professionnels ayant une bonne connaissance des besoins des usagers participent aux décisions. L’animation du groupe et les négociations de nouvelles ressources sont cependant restées à la charge du département Ressources et savoirs qui a prévu de recruter une personne qui aura pour mission de coordonner l’ensemble du processus de gestion des ressources électroniques, de la négociation à l’analyse des usages.

De plus, le « modèle économique » adopté s’est révélé difficile à appliquer. Le principe d’une réduction de 20 % n’a, en effet, pu être mis en place que pour deux ressources en raison des complexités administratives qu’il entraînait. Surtout, la montée en puissance des abonnements négociés par PSL a impliqué la sanctuarisation d’une partie importante des crédits des bibliothèques alors que leurs budgets étaient déjà fortement gagés par les négociations de Couperin et la licence nationale pour Science direct. Or, trois des établissements contribuant au financement des ressources électroniques ont dû faire face à une très importante réduction de leur dotation budgétaire et donc se résoudre à rompre l’engagement tacite pris auprès de PSL en ne se réabonnant pas à l’un des bouquets de revues électroniques dont l’extension avait été négociée.

Prenant en compte cette difficulté, le département Ressources et savoirs réfléchit actuellement à une évolution du système de contribution. Dans ce nouveau modèle, la contribution des établissements ne serait plus liée à des abonnements précis mais deviendrait forfaitaire. En contrepartie, PSL prendrait entièrement à sa charge un certain nombre de ressources dites socles. Les ressources très spécialisées n’intéressant qu’un seul établissement resteraient à la charge de celui-ci, qui devrait retrouver une marge de manœuvre financière en économisant sur les ressources socles. Enfin, la participation forfaitaire de chaque établissement serait revue chaque année sur la base des usages réellement constatés.

Le nouveau modèle reste cependant à préciser et n’est pas sans susciter des inquiétudes même dans des bibliothèques qui sont convaincues que le principe d’une participation financière est incontournable car seule celle-ci peut permettre aux établissements de contribuer à la construction d’une politique documentaire concertée.

Les débats sur ce modèle économique à bâtir portent, d’une part, sur la définition des ressources socles car, si leur nombre est limité, leur prise en charge par PSL ne permettra pas de retrouver une marge de manœuvre financière vraiment significative, et d’autre part, sur le forfait. Il reste en effet à déterminer sur quoi il sera basé, l’hypothèse de le faire correspondre au montant dépensé par chaque établissement pour les ressources mutualisées avant leur mutualisation aurait été possible dans un contexte de stabilisation ou de baisse modérée des budgets mais n’est pas viable dans celui d’une forte réduction des dotations.

Réussites

Il n’en reste pas moins qu’au bout de deux années pleines, la réussite de la mutualisation des ressources électroniques de PSL est réelle. Un certain équilibre entre les disciplines commence à apparaître. Les données d’usage montrent une montée régulière des consultations dans les établissements nouvellement desservis grâce à PSL et déjà les bibliothèques ont la volonté d’aller au-delà d’une mutualisation des abonnements et s’interrogent sur la construction d’une politique d’accès aux ressources électroniques. Avec le développement de l’open access et des licences nationales l’enjeu est aujourd’hui, autant que de souscrire de nouveaux abonnements, d’accompagner les chercheurs et les étudiants dans leurs recherches documentaires. L’action de PSL peut aussi permettre de relever le défi en favorisant le développement de programmes de formations à la recherche documentaire.

La clé de la réussite ? Accompagner l'expérimentation par une réflexion sur sa durabilité


Quels premiers enseignements peut-on retirer de cette expérience ? Tout d’abord, qu’il n’est pas aisé d’inventer un nouveau modèle d’université ! Mais aussi qu’il ne faut pas hésiter à expérimenter de nouvelles formes de mutualisation, à condition, toutefois, d’accompagner ces expérimentations d’une double réflexion :

  • sur le modèle économique sur lequel on souhaite asseoir notre expérience, qui sera le meilleur garant de sa durabilité ;
  • sur la façon de faire travailler de manière transversale les équipes. Leur implication et leur interpénétration sont essentielles pour pérenniser le projet.

 

 
1.

Voir la liste des membres de PSL : < https://www.univ-psl.fr/fr/membres-de-psl >.

2.

Le dispositif des Idex, mis en place par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), a pour objectif d’assurer le rayonnement scientifique de la France à l’étranger. Les Idex doivent jouer un rôle moteur dans la transformation et la modernisation du paysage éducatif et scientifique français, en ouvrant la voie notamment à des partenariats toujours plus étroits entre les universités, les grandes écoles et les organismes de recherche. Leur financement est assuré par un fonds spécifique.

3.

Et au-delà, de toutes les structures participant à la diffusion du savoir, notamment les musées, les services d’archives et le centre de culture scientifique, technique et industrielle de PSL.

4.

La Fondation, organisme de droit privé, peut en effet recruter en dehors des cadres statutaires habituels.

5.

Les réalisations des cinq premières années de l’Idex PSL ont été reconnues mais doivent encore être consolidées comme l’a montré la prolongation de 18 mois de la période probatoire décidée au printemps 2016 suite à l’évaluation conduite par un jury international.